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Brunschvicg : transcendance et immanence

ce court article, élaboré à l’occasion des travaux du Congrès international de philosophie de 1937, se trouve au tome III des « Ecrits philosophiques » page 268 :

http://classiques.uqac.ca/classiques/brunschvicg_leon/ecrits_philosophiques_t3/ecrits_philosophiques_t3.html

on ne s’étonnera évidemment pas que Brunschvicg ne préconise le spinozisme de la pensée réflexive, c’est à dire de l’immanence radicale, qui aboutit au « présent éternel », mais il est captivant de le voir commencer par « débroussailler » un peu le terrain encombré par des « interférences » qui sont, pour rester dans la métaphore jardinière, des plantes parasites :

« On s’expose à embrouiller le problème, et à le rendre à peu près inextricable, quand on cherche à le simplifier en faisant de la transcendance et de l’immanence deux notions corrélatives qui s’impliqueraient l’une l’autre. Nous proposerions d’y voir bien plutôt deux modes de répartition des valeurs, qui n’ont cessé d’interférer à travers l’histoire, mais dont précisément nous nous demanderons si l’interférence n’est pas ce qui a entravé, ce qui gêne encore, l’effort pour établir sur une base solide et claire la philosophie de l’esprit.

La pensée réfléchie, lorsqu’elle affleure, trouve la transcendance en possession d’état. Enfants et peuples enfants n’ont aucune difficulté à se familiariser avec l’au-delà, qu’ils font intervenir sans façon dans le cours de leur existence quotidienne »

le propos sur les « peuples enfants » conduiraient peut être le Vieux sage devant le tribunal, en tout cas au pilori de « France culture », s’il vivait aujourd’hui, mais passons, et sachons ici reconnaître le charme suranné de la 3 ème répulique. J’ai du mal en tout cas à voir en Claude Guéant , voire même en BHL, un disciple de Brunschvicg !

Il reste qu’il définit peu après la voie du « christianisme des philosophes » qui remplace l’opposition « en haut-en bas » par celle du « dehors et du dedans » :

« Conviée à se replier sur elle-même, et du fait même de ce repliement, la pensée va se frayer une autre voie, orientée non plus de bas en haut, mais du dehors au dedans. Par le développement des sciences positives, la raison amène à la lumière de la conscience l’infinité de ses ressources intimes, que l’immensité de l’horizon spatial n’exprime encore qu’imparfaitement, l’accord universel entre les hommes, dont le conformisme social n’est qu’une image lointaine et précaire

Ainsi, le rapport de la transcendance à l’immanence, ne se laisse pas réduire à l’antithèse de deux notions. Il consiste dans la distinction entre deux manières de concevoir l’alternative fondamentale : alternative de la nature et de la surnature, alternative de la nature et de l’esprit. D’où résultent, suivant que l’on se place dans telle ou telle perspective, deux attitudes religieuses qui sont radicalement différentes, caractérisées avec une précision admirable par les deux formules que saint Augustin juxtapose dans un passage célèbre des Confessions : « Deus superior meo, Deus intimior intimo meo. »

la citation de Saint Augustin permet d’établir un pont avec l’augustinisme de Malebranche.

Et comme il le faisait 40 ans auparavant déjà, dans « L’idéalisme contemporain », il associe l’agnosticisme ou l’athéisme radical contemporain à la confusion entre immanence et transcendance, c’est à dire entre spirituel et surnaturel.

Et il continue avec l’opposition classique chez lui entre l’Etre (transcendance) et l’Un (immanence) : le néoplatonisme s’est fourvoyé dans une quête de l’Un qui serait en quelque sorte « au delà de l’Etre » alors qu’ il se trouve juste « à l’intérieur » de l’homme-en-tant-qu’un (et il me semble ici que la non-philosophie de Laruelle ne fait que reprendre cette critique).

Bien entendu l’appel à l’intuition cartésienne, entièrement « acte » et sans aucune passivité, s’établit contre Malebranche qui répète obstinément que « nous ne trouvons pas la Lumière en nous mêmes, dans nos modalités ténébreuses ».

Mais ne peut on pas , sinon résoudre, en tout cas « comprendre » et « relever » cet antagonisme (qui pousse Blondel à thématiser l’anticartésianisme de Malebranche) par cet autre passage de Brunschvicg, qui se trouve dans son exposé d’introduction au congrès de 1937, et qui est repris dans la Revue de métaphysique et de morale de 1938 (numéro 1):

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k11326x/f5.image

page 6 :

« jamais n’a été plus pressante , plus angoissante, la nécessité de l’effort pour découvrir, par delà le « Je suis » de l’individu qui a fait de soi le centre illusoire du monde, le « Je suis » de l’esprit sur qui repose indivisiblement la vérité universelle de la science de la nature et de la connaissance de Dieu »

cet « appel angoissé » n’a pas été entendu en dehors des cercles de philosophes : un an ou deux plus tard, le « Je suis » de l’individu « centre illusoire du monde » et de ses « prolongements ethniques » (plutôt que nationaux) plongeait le monde dans la guerre !

le « Je suis » de l’individu, c’est l’homme déchu , uni au « monde » et à ses ténèbres, de Malebranche; le « Je suis » de l’esprit pur, c’est l’homme uni à Dieu par la « prière » de l’attention aux « idées » (divines) et par l’effort continuel pour « rentrer en soi-même », c’est à dire se détourner des faux biens du corps pour les vrais biens de l’esprit.

Ivan Panin : démonstration de l’inspiration divine de la Bible

http://www.biblebelievers.org.au/panin.htm#The%20Inspiration%20of%20the%20Scriptures%20Scientifically%20Demonstrated

« The first 17 verses of the New Testament contain the genealogy of the Christ. It consists of two main parts: Verses 1-11 cover the period from Abraham, the father of the chosen people, to the Captivity, when they ceased as an independent people. Verses 12-17 cover the period from the Captivity to the promised Deliverer, the Christ.

Let us examine the first part of this genealogy.

Its vocabulary has 49 words, or 7 x 7. This number is itself seven (Feature 1) sevens (Feature 2), and the sum of its factors is 2 sevens (Feature 3). Of these 49 words 28, or 4 sevens, begin with a vowel; and 21, or 3 sevens, begin with a consonant (Feature 4).

Again: these 49 words of the vocabulary have 266 letters, or 7 x 2 x 19; this number is itself 38 sevens (Feature 5), and the sum of its factors is 28, or 4 sevens (Feature 6), while the sum of its figures is 14, or 2 sevens (Feature 7). Of these 266 letters, moreover, 140, or 20 sevens, are vowels, and 126, or 18 sevens, are consonants (Feature 8).

That is to say: Just as the number of words in the vocabulary is a multiple of seven, so is the number of its letters a multiple of seven; just as the sum of the factors of the number of the words is a multiple of seven, so is the sum of the factors of the number of their letters a multiple of seven. And just as the number of words is divided between vowel words and consonant words by sevens, so is their number of letters divided between vowels and consonants by sevens.

Again: Of these 49 words 35, or 5 sevens, occur more than once in the passage; and 14, or 2 sevens, occur but once (Feature 9); seven occur in more than one form, and 42, or 6 sevens, occur in only one form (Feature 10). And among the parts of speech the 49 words are thus divided: 42, or 6 sevens, are nouns, seven are not nouns (Feature 12). Of the nouns 35 or 5 sevens, are Proper names, seven are common nouns (Feature 12). Of the Proper names 28 are male ancestors of the Christ, and seven are not (Feature 13).

Moreover, these 49 words are distributed alphabetically thus: Words under A-E are 21 in number, or 3 sevens; Z-K 14, or 2 sevens; M-X also 14. No other groups of sevens stopping at the end of a letter are made by these 49 words, the groups of sevens stop with these letters and no others. But the letters A, E, Z, K, M, X, are letters 1, 5, 6, 10, 12, 22, of the Greek alphabet, and the sum of these numbers (called their Place Values) is 56, or 8 sevens (Feature 14). »

les 17 versets dont il parle sont ceux de l’Evangile de Matthieu, en grec:

http://ba.21.free.fr/ntgf/matthieu/matthieu_1_gf.html